Le club des reporters du Mirail.

Ils sont une douzaine d’adolescents du Mirail qui fréquentent la CSF (Confédération Syndicale des Familles au Mirail) et travaillent avec l’association Collectif HDFS organisée par Hervé Dangla, photographe. Les comptes rendus d’interviews sont travaillés et rédigés ensemble; les photographies sont partagées.


Journée du printemps 2022

Ça se passe au jardin Monlong et il y a une rivière qui le traverse, avec deux petits lacs. On voulait faire des pendules avec pour thème le printemps donc, sur le même principe que les lampions, on a fait des ‘pendules végétals’. On avait commencé par prendre des bâtons -toujours de noisetier- pour les mettre en forme de cercle et les attacher avec de la ficelle de chanvre pour que le cercle tienne. Ensuite, on a accroché quatre cercles entre eux pour faire des guirlandes de pendules. On a gardé certains pendules sans les accrocher et on en a pris 21 pour faire une grappe de raisins de pendules (6 sur la première ligne, puis 5 sur la deuxième ligne, puis 4 sur la troisième ligne, etc). On a aussi coupé des formes dans un pare-soleil (il est gris, il brille et y a comme des motifs de bulle dessus). On l’a pris parce que le thème était « Reflets sur l’eau » ; avec le gris brillant ça reflétait bien sur l’eau.

 On a dessiné d’un côté quelque chose rappelant le printemps, comme des arbres, des fleurs, le soleil, de la pluie, et de l’autre côté on écrivait un mot qui reliait le dessin au thème du printemps. Après, on faisait des trous dans nos formes pour y passer du raphia et l’accrocher aux cercles de noisetier. Il n’y avait qu’une forme par pendule. On faisait aussi en sorte que le raphia déborde pour faire des traînées qui feront du mouvement, dans le vent comme sur l’eau.

« J’ai bien aimé mélanger les couleurs. Je n’ai pas pu être là pour l’installation mais je suis allée au jardin Monlong et nos pendules bougeaient avec le vent, il y avait même des poches grises (des ‘cubis’ de jus de pomme) qui brillaient pour lester les pendules. L’eau a grignoté la peinture de certains pendules et c’est dommage. J’ai bien aimé le piège à crevette qu’il y avait accroché à un pont, aussi ! » Katia


Carnaval du Mirail 2022

Pour le Carnaval, on est parti avec la thématique : les Divinités Grecques. On a fait des masques en papier mâché pour ça, avec du papier journal et de la colle transparente naturelle. On a regardé une vidéo youtube nous expliquant les différentes étapes de la confection d’un masque (même si on a suivi que les trois premières étapes). On prenait des feuilles format A4 puis on en faisait une bande et on entourait notre main (doigts bien écartés) avec pour avoir la forme de notre visage. Et après, on prenait des bandelettes de papier journal qu’on superposait pour faire le visage – on a même dû en reprendre certains qui s’abîmaient. Ensuite, on a fait des trous pour les yeux aux ciseaux et on a pris des bandelettes de papier journal imbibées de colle à eau pour faire le nez. On a aussi pris des feuilles de journaux au format A3 qu’on a collé entre elles et on s’est en servi pour faire le bouclier d’Athéna, le trident de Poséidon, les lunes de Séléné ou encore deux têtes de Cerbère. Avec la colle, on devait attendre un jour ou deux pour que le masque sèche et que le papier journal durcisse.

Après, on a acheté des peintures et pinceaux pour habiller nos masques ; on s’est servi aussi de peintures qu’on avait chez nous et qu’on utilisait pas. On a d’abord tout peint en blanc, y compris les format A3, parce qu’avec les écritures certaines couleurs passaient mal puis on a peint par-dessus pour faire au mieux les divinités que chacun d’entre nous ont choisi. Pour bien représenter les divinités qu’on a choisies, on a regardé sur google images et on s’est aussi aidé d’un gros livre imagé qui s’intitule « Les dieux de la mythologie Gréco-romaine ». Pour les sécher et les montrer à la CSF, on les a épinglés au mur avec des punaises. Ça aidait aussi les masques à rester droit et à ne pas se casser. Quand tout a été fait, on a fait des trous sur les côtés des masques pour y mettre un élastique et que notre masque tienne sur notre visage.

Le jour de Carnaval, on a pris des photos avec nos masques et on s’est promené dans le quartier de Bellefontaine avec un cortège et des musiciens. On s’est arrêté deux fois pour faire des batailles de confettis et on a croisé beaucoup de monde. Katia a eu son taux de glycémie qui a chuté mais une animatrice lui a donné à manger et ça allait mieux. Il y a eu beaucoup de bruit partout, on s’est arrêté dans un parc pour regarder le procès d’une girafe qui avait mangé monsieur Carnaval et qui a été ensevelie sous des confettis avec un canon à confettis. 

« J’ai aimé cet atelier parce que j’étais libre de montrer ce que je voulais. Et parce que ça m’a montré que je peux faire un masque toute seule. » Aya

« J’ai bien aimé parce que ça m’a permis de découvrir plus de choses artistiques. Je ne savais pas qu’on pouvait faire autant de choses avec du papier. » Riyad

« Ça m’a permis de découvrir les divinités grecques et c’est bien. Hadès, Cerbère et Zeus sont cools. » Nadir

« J’ai pu exprimer ce que je voulais et m’amuser à créer des couleurs. J’ai aussi découvert que du jaune et de l’argenté faisait du doré. » Katia


Festival des lanternes 2021

On a fait des ‘lampions végétals’ avec des branches de noisetier. On a commencé par attraper des branches et de la ficelle de chanvre. Ensuite on les a mis sur la table pour les accrocher ensemble et faire des lampions plus ou moins sphériques et cubiques. Après ça, on a enroulé du raphia (qui se coupe facilement dans le sens de la longueur quand il est gros) en zigzag sur une face du cube ou de la sphère pour pouvoir caler des feuilles dessus entre les zigzags. On l’a fait sur toutes les faces des lampions, sauf une (celle en haut) pour pouvoir mettre des bougies dedans après. On a ramassé des feuilles de formes et couleurs différentes, encore fraîches, pour les glisser entre les zigzags de raphia sans qu’elles ne se cassent.

Le jour du festival, on en a fait quelques uns avec des enfants qui passaient à la médiathèque Grand M – on avait un coin rien que pour nous – et on a même dû chercher plus de feuilles pour finir nos lampions. On a accroché des fils entre une haute barrière de la médiathèque et des arbres pas trop hauts pour y suspendre nos lampions et, avant l’arrivée du cortège, on a pris des sachets de carton, on a mis un peu de sable au fond puis deux bougies dans chaque sachet. On mettait ensuite un sachet de carton par lampion. On a allumé les bougies juste avant que le cortège arrive. On avait aussi mis des bougies par terre pour faire trois allées mais, vu qu’on en avait plus assez, on a complété avec des bougies électriques.

« J’ai bien aimé parce que mettre les feuilles sur les faces des lampions m’apaisait et ça m’a permis de savoir faire des lampions avec ce que j’ai autour de moi. Alors même que je savais même pas que des lampions comme ça existaient. » Katia

« J’ai bien aimé apprendre ce qu’était le land art et que ça peut avoir un impact tout en étant joli et éphémère. » Marwan

« C’était marrant à faire même s’il fallait ramasser des feuilles parce que certaines, sèches, se cassaient quand on les glissait entre les raphias. » Mounir


Affichage sur la passerelle piétonne de la rue de Lizop

Pour les vacances de Pâques, nous réalisons une installation en partenariat avec la Régie de Quartier de Bellefontaine, la CSF et le Collectif HDFS, un projet d’interventions végétales et collage de photographies sur papier recyclable à la colle à poisson sur les joues du passage souterrain piéton de liaison Reynerie/Bellfontaine rue de Lizop. Les employés et les adolescents se rencontrent et travaillent ensemble sur le projet.

Nous réalisons ce projet du 20 au 23 avril 2021 en journées entières avec 3 groupes de 6 adolescents , 1 éducateur de la CSF (Convention Syndicale des Famille du Mirail et Hervé Dangla, l’auteur du projet.

Nous réalisons une longue série de photographies sur la Reynerie et Bellefontaine, un portrait de ces deux quartiers qui est positionné sur les joues de ce passage souterrain.

Avec le groupe d’adolescents du Mirail, nous créons la maquette graphique de ce projet.

Nous travaillons aussi pour ce projet sur des textes d’écrivains, de poètes et compositeurs faisant référence aux noms des rues de Bellefontaine et de la Reynerie. Des périphrases sont écrites à la craie de couleurs sur ces mêmes joues de la passerelles, comme des tags.

Nous proposons à la Régie de quartier de Bellefontaine de nettoyer et fleurir les parterres et côtés de ces deux joues de la passerelle. Ce passage sera pour quelques jours de printemps une porte d’un quartier à l’autre.

Suivant l’impact et la qualité de cette action et si la mairie le souhaite, ces portraits de quartiers, la Reynerie et Bellefontaine pourraient devenir pérenne dans le temps si nous imprimons les photographies sur support rigide et durable.


La grande lessive 2021 à Toulouse, le Mirail, le 25 mars

À la médiathèque Grand M, avec Véronique Lecomte, salariée :

La grande lessive, juste une corde à linge, des épingles et un peu d’énergie.

Nous avons eu beaucoup de participation citoyenne à la Médiathèque, après avoir installé dans l’entrée une petite table et avoir motivé les visiteurs de la médiathèque à déposer leurs dessins. Ensuite une participation scolaire avec 68 élèves de l’école Advienne venus accrocher leur dessins.

Ce projet c’est une action par an en mars, action éphémère mondiale, environ 125 pays participants, créé par la plasticienne Joelle Gonthier et il est porté au Mirail par l’association ‘Bas d’immeuble’ en partenariat avec le centre d’animation Reynerie.

Ce sont des dessins libres sur format A4 et cette année le thème était « le jardin suspendu ».

Cette fois-ci nous avons la chance d’avoir du beau temps. Nous laissons l’installation de dessins toute la nuit et pendant une journée puis nous les récupérons et nous les remettons aux auteurs ou nous les gardons pour l’année suivante ou un autre événement.

interview : Jabar, Nadir et Ryan

 

Association Bas d’immeuble : avec Laure Bergez, salariée

La Grande lessive a 2 objectifs, occuper l’espace public de façon positive et promouvoir la pratique des arts plastiques.

Pour annoncer la Grande lessive nous avons proposé 2 ateliers peintures sur le marché de la Reynerie une semaine avant et le jour même. Nous avons occupé divers espaces, l’espace Poulenc avec 220 dessins et beaucoup d’autre avec le CLAE devant leur école Daniel faucher.

Ce projet est porté en partenariat avec le Centre d’animation Mairie Reynerie. Divers partenaires ont participé, par exemple le centre social CAF Reynerie a installé une autre corde à linge avec des dessins aux jardins de la Pyramide. Nous avons travaillé sur ce projet avec Marika Perros, plasticienne. Beaucoup de dessins ont aussi été réalisés via ses ateliers.

L’association Bas d’immeuble est un centre social et nous travaillons pour les familles dans la pluralité des âges. Pour travailler dans un centre social il faut avoir le désir d’aller à la rencontre des gens.

Interview : Samra, Marouane, Youssra et Fatima


Atelier de « land art » dans le jardin de contemplation » de la médiathèque Grand M (2 juin 2020)

Le club de reporters, 13 adolescents, assisté d’animateurs de la CSF, du Collectif HDFS et de 2 animatrices de la Médiathèque, nous avons initié au land art végétal une quinzaine d’enfants du CLAE George Bastide. Chance, le temps était au beau fixe dans ce jardin à l’extérieur de la Médiathèque.

Nous nous sommes répartis avec des petits groupes d’enfants du CLAE, nous avons imaginé et réalisé avec eux de nombreux mandalas : la tyrolienne géante, la cabane d’insectes, le pont à fourmis, le masque, la cabane à escargot, le château 80/WWL, Tokyo et de nombreuses fleurs de mandalas, les murs végétaux soutenus par des ficelles de chanvre etc.…

D’un autre côté, nous avons développé entre nous un « labyrinthe » dans les hautes herbes et nous avons taillé un cheminement dans la butte fleurie. Les petits ont pu découvrir ce labyrinthe en une course poursuite avant le goûter en commun.